Pour le sujet : Sensation => Indifférance
Sur le blog : s-irop-de-m-enthe
Vote : /
Une indifférance réciproque
Tu me regardais sans cesse mais je ne te voyais pas...
Il pleuvait ce jour là, beaucoup de personnes étant dans notre ancien collège c'étaient donnés rendez-vous ici. A la piscine. J'étais parmi eux, ainsi que toi et de nombreux autres. Comme d'habitude, tout le monde s'entendait super bien. Sauf moi, je suis en recul, toujours seule. Mais je crois que je commence à m'habituer à cette solitude, à l'aimer. Et cette impression de protection qu'elle me procure, cette impression chaleureuse de déjà-vu.
Tu m'observais souvent. Me jetant quelque regard furtif que je ne voyais presque pas. J'étais beaucoup plus absorbée dans la contemplation d'un autre de mes anciens camarades. Il s'appelait Sébastien, quelqu'un de bien, la seule fois ou je discutais avec lui, c'était en cour de physique, on s'envoyait des mots codés. La moitié des gens pensaient qu'on s'aimaient parce qu'il y avait un c½ur dans notre message. Bref ce garçon, pour lequel je n'avais aucun sentiment au collège, me perturbait à ce jour. Je ne savais pas ce que je ressentais.
Je me sentais épiée, observée, mais je pensais que c'était à cause de ma solitude. Pas à cause de l'amour. Puis il y a eu des slows à cette fête, tu pensais m'inviter mais je n'avais dieu que pour Sébastien. Tu l'as remarqué, tu as donc cessé de me regarder durant toute la soirée, mais quelques jours plus tard. Je t'ai revu, en scooter. Tu avais les yeux fixés sur moi, je t'ai donc adressé un sourire et je t'ais dit bonjour. Mais tu as continué ta route comme si tu te fichais pas mal de moi.
Aujourd'hui je t'ai aperçu, j'ai hésitée cette fois-ci à t'adresser la parole, mais tu était accompagner, j'ai répondu salut à un de tes amis qui était aussi un des miens. Mais tu n'as rien dit, feignant l'indifférence, comme la fois précédente. Je continuais alors mon chemin, quand je compris pourquoi tu ne me parlais pas. Tu étais amoureux, amoureux de moi ! Je suis rentrée chez moi, en restant sur le pas de la porte, je t'avais entendu demander si j'étais en couple. On t'avait répondu que non, et tout de suite demander pourquoi tu avais posé cette question. Mais au lien de répondre, tu es resté silencieux, là un autre à rigoler puis à rajouter que tu avais le béguin pour moi...